Camp militaire de Bitche

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Le camp militaire de Bitche est créé durant l'annexion allemande en 1900. D'une superficie de 3 468 hectares, il abrite aujourd'hui le 57e régiment d'artillerie.Bitche-Camp : les bâtiments de la forêt en 1934.La gare du camp.


Annexion de 1871

Pour renforcer l'importance stratégique de la ville, un champ de manœuvres et de tirs est constitué par l'administration allemande en 19Une rue du camp militaire.00, à proximité de Bitche, par le rachat de 3 285 hectares de terrains soit à des particuliers de Bitche et de Haspelschiedt soit à la forêt domaniale. Pour procéder au débardage du bois sur ces terrains, une voie ferrée forestière est construite sur une longueur de seize kilomètres à partir de l'actuelle gare de la ville. Des baraques en tôle ondulée sont montées au sud-est de la ville afin de loger 3 500 soldats et 100 officiers.

Quelques Les installations du camp.années plus tard, ces constructions sont transférées sur le champ de tir àVue générale du camp. trois kilomètres à l'est de la ville le long de la route de Sturzelbronn. Cinq baraques d'officiers sont élevées durant l'hiver 1901 à l'extrémité du champ de tir. Habitées dès le 1er avril 1901, elles coûtent la somme de 100 000 Reichsmarks. Le mess des sous-officiers en 1929.

L'empereur allemand Guillaume II visite le camp militaire le 14 mai 1903Après une cérémonie organisée à la caserne Freiherre von Falkenstein en l'honneur du Magdeburgisches Jäger-Bataillon Nr. 4. L'empereur quitte ensuite la caserne pour se diriger vers le camp de Bitche où il doit assister à une manoeuvre. Deux ensembles de troupes s'affrontent de part et d'autre de la route Bitche-Sturzelbronn. Au nord, les défenseurs sont composés de quatre bataillons d'infanterie, d'un escadrLe camp en 1925.on de cavalerLe casino des officiers.ie, de deux batteries d'artillerie et d'un détachement de mitrailleuses. Au sud, les assaillants regroupent trois bataillons d'infanterie, deux escadrons de cavalerie, une batterie d'artillerie et un détachement de mitrailleuses. Pour cet exercice, les garnisons voisines ont été sollicitées : le 60e régiment d'InfantLe camp militaire durant l'annexion allemande.erie de Wissembourg (Infanterie-Regiment Markgraf Karl Nr. 60) - dont le 2e bataillon avait été en garnison à Bitche jusqu'en 1897 -, le 15e régiment de Dragons (3. Schlesisches Dragoner-Regiment Nr. 15) et 31e régiment d'Artillerie de campagne de Haguenau (1. Unter-Elsässisches Feldartillerie-Regiment Nr. 31). A l'issue de cette manoeuvre, l'empereur félicite l'ensemble des participants et l'exercice s'achève par la traditionnelle parade. 

Le poste de police.Les baraquements du camp militaire.


Seconde guerre mondiale

Dès 1940, le camp abrite déjà de nombreux prisonniers françaisL`instruction au camp en 1925., mais les années suivantes, ces derniers cédent leur place à des prisonniers russes, mais aussi serbes, grecs et d'autres nationalités. Pour sa part, la citadelle n'abrite que des prisonniers allemands, principalement des criminels, des déserteurs, des réfractaires au service militaire et des éléments anti-nazis. Tous ces prisonniers travaillent soit en ville, soit dans les fortifications, soit dans la région sous la garde de sentinelles nazies.

Pour mener à bien la prise du SchiessecLe mess des officiers.k, en 1945,  des tirsLes nouveaux bâtiments du camp. d'artillerie à proximité du camp miliaire, de même qu'une attaque aérienne, doivent créer une diversion. Durant cette même période, le village de Haspelschiedt est intégré au camp militaire et sert de champ de manœuvres à l'armée allemande, ce qui explique sa destruction en mars 1945, au moment de la Libération. Le maréchal allemand Erwin RoVue générale du camp en 1932.mmel s'entraîne dans le camp avant de partir pour l'Afrique à la tête de l'Afrika Korps.


Patrimoine naturel

Le camp militaire présente un milieu végétal constitué de landes, protégé grâce à un partenariat établi entre l'armée, propriétaire du lieu et le Parc naturel des Vosges du Nord. Il s'agit de milieux dominés par une végétation basse à base de callune ou fausse fougLa rue principale du camp.ère et de Cytisus scoparius (genSouvenir du camp en 1925.êt à balais).

Elles résultent d'un déboisement forestier et d'incendies réguliers, ce qui confère au site un aspect, une faune et une flore tout à fait particuliers, qu'il convient absolument de protéger.


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