La petite chapelle St. Sébastien de Bitche, datant du XVe siècle, se situe à proximité du fortin de la Roche Percée, construit à la moitié du XIXe siècle. Elle se dresse au centre d'un petit cimetière militaire, fidèlement entretenu par les
associations d'Anciens combattants.
Histoire
La chapelle St. Sébastien est construite au XVe siècle, dans le cimetière de la ville de Bitche. En 1718, ce site étant considéré comme saturé, un nouveau cimetière est créé près de la chapelle de l'Étang puis, en 1757, le cimetière actuel voit le jour, route de Sarreguemines.
À partir de 1763, la chapelle ne joue donc plus son rôle essentiel de chapelle de cimetière, mais elle demeure un lieu de pèlerinage fréquenté à St. Sébastien. La chapelle ainsi que le cimetière sont rouverts après la Seconde Guerre mondiale, afin de procéder à des inhumations militaires.
Une croix monumentale en grès sculpté se dresse à gauche de l'entrée du cimetière. Possédant un socle en balustre avec fût-stèle galbé et croisillon en croix latine, la croix est sans doute élevée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le croisillon étant refait à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle.
Elle figure le Christ en croix, la Sainte Vierge et St. Sébastien et un ange, ainsi que de différents symboles tels qu'un coeur enflammé dans une nuée rayonnante, des têtes d'angelots ailées, une guirlande de laurier et une étoile filante.
Mobilier
Dans le chœur de la chapelle, les statues de saint Wendelin et de saint Roch entourent celle de saint Sébastien. À l'intérieur de la chapelle se trouve également la plaque funéraire de François Céron, maître cuisinier et aubergiste à Bitche, décédé le 21 novembre 1654 ou 1684. À l'extérieur de la chapelle se dresse une belle croix en bois qui date de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Rue St. Sébastien
Conduisant à la chapelle qui porte son nom, la rue St. Sébastien est une vieille rue à l'intérieur de l'enceinte urbaine, visible sur tous les plans anciens de la cité fortifiée. Descendant en pente douce vers le nord, elle était autrefois fermée par une poterne, la porte de la Roche-Percée. Bordée de maisons modestes, dont certaines étaient habitées par des artisans (des insignes de cordonnier sur une clef de porte piétonne en témoignent), elle présente une suite de décrochements dans les pignons, dont l'un a conservé son pan-de-bois. En dépit des transformations des façades au fil des années, la rue, dominée par la haute masse de la citadelle, conserve son charme provincial.