Le charmant petit village de Baerenthal se situe au cœur du pays couvert, à quinze kilomètres de Bitche et à douze kilomètres de Niederbronn, à la limite sud-est du canton de Bitche. Comptant sept-cent-cinquante habitants, il est situé à deux-cent-quarante mètres d'altitude, dans la verdoyante et sinueuse vallée de la Zinsel du Nord. Le patrimoine de la commune est très riche, puisqu'il possède les deux châteaux-forts d
u Grand-Arnbserg et du Ramstein, construits respectivement aux XIIe et XIIIe siècles, l'église Sainte-Catherine, reconstruite après la guerre de Trente Ans et affectée au culte luthérien depuis 1571, la petite chapelle catholique de l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, ainsi qu'un patrimoine naturel exceptionnel, avec le grand étang, l'étang de Ramstein et ses nombreux cours d'eau secondaires irriguant les petites vallées sur l'ensemble du ban communal.
Histoire
La petite église protestante, dédiée à Sainte Catherine, est restaurée au XVIIIe siècle. Elle domine le charmant village de Baerenthal, du haut de la colline du Kirchberg. Au Moyen Âge, le village est une annexe de la paroisse catholique d'Obersteinbach, dans l'archiprêtré du Haut-Haguenau et le diocèse de Strasbourg. En 1570, le comte Philippe IV de Hanau-Lichtenberg introduit la Réforme protestante dans le village et le culte catholique est immédiatement supprimé. Cette situation particulière explique l'absence de croix de chemin sur le ban d
e la commune. L'église catholique est depuis affectée au culte luthérien et est restaurée en 1630. Par ailleurs, le village est une paroisse protestante depuis 1739, avec le village voisin de Philippsbourg comme annexe.
Édifice
L'ancienne église paroissiale est construite au début du XVe siècle par le comte de Deux-Ponts-Bitche. Elle est détruite pendant la guerre de Trente Ans et est reconstruite en 1630, comme nous l'indique une date portée. La nef est repercée au XVIIIe siècle ou au XIXe siècle. Il s'agit d'un édifice à plan allongé à chevet polygonal, de type église-grange, comportant un cam
panile sur la première travée de la nef. L'église est endommagée en 1945 puis restaurée avec aménagement du chœur et mise au jour de fenêtres gothiques.
Mobilier
À l'intérieur de l'église se trouve une chaire à prêcher en chêne du XIXe siècle, ornée de perles, ainsi que des vitraux datés 1954 et signés Tristan Ruhlmann de Haguenau, représentant la descente de la Croix, la Résurrection, la Nativité, la Cène, et le baptême du Christ, ainsi que l'agneau mystique et le Saint-Esprit.
Un orgue, œuvre de Martin Wetzel, est installé en 1858. Possédant un clavier de cinquante-quatre notes et un pédalier de trente notes, l'instrument est restauré par Frédéric Haerpfer en 1926 et Georges Schwenkedel en 1953, qui installe des transmissions mécaniques.