Église Sainte-Catherine de Bitche

 

L'église paroissiale Sainte-Catherine se situe au cœur de la ville de Bitche, surplombant la rue du Maréchal Fochà proximité de l'hôtel de ville, et tout pL'église Sainte-Catherine depuis la porte de Strasbourg.rès de la porte de Strasbourg. Son clocher imposant est caractéristique de par sa disproportion par rapport au reste de l'édifice.


Histoire

L'église de Schorbach est jusqu'à la Révolution française, l'unique paroisse de la région de Bitche et comprend notamment les annexes de Kaltenhausen et de Rohr, qui L'église et la ville, encore entourée des fortifications.forment dès le XVIIe siècle la ville de Bitche. Après la guerre de Trente Ans, les villages inhabités se repeuplent lentement, renforcés par l'arrivée d'émigrés venus de Suisse, du Tyrol et du Luxembourg. Dès lors, le curé de Schorbach vient s'établir et résider dans la nouvelle ville de Bitche, où se trouve une garnison et où les travaux de fortification attirent des ouvriers en grand nombre.

Les choses s'arrangent lors de la visite pastorale de l'évêque de Metz, Mgr d'Aubusson de la Feuillade, en 1680. Quelques jours auparavant, il a envoyé des émissaires dans plusieurs La tour-clocher de l'église Ste Catherine.localités afin de s'enquérir de l'état des paroisses. Le vicaire principal envoyé à Schorbach apprend que le curé de Bitche, qui est en réalité celui de Schorbach, néglige ses paroissiens tandis qu'il officie à la chapelle de Bitche et à la chapelle du château. À la fin de la visite, trouvant la chapelle Sainte-Catherine trop petite, le prélat ordonne la construction d'une nouvelle église au pied de la citadelle, aux frais des habitants.

La construction de la nouvelle église débute en 1684, financée en partie par une imposition sur les débits de vin. Cette église possède trois autels : le principal dédié à la Sainte Vierge, celui de gauche à St. Antoine de Padoue et celui de droite à St. Dominique. La population croit sansL'église Sainte-Catherine vue depuis la citadelle. cesse et l'église devient rapidement trop petite. Le perron de l'escalier cède et des pierres se détachent de la bâtisse. Par conséquent, l'édifice est interdit au culte vers 1740.

À partir de 1741, le curé de Bitche se fait remplacer à Schorbach par un vicaire résident, de même qu'à Haspelschiedt en 1723 à Mouterhouse en 1764 et à Hanviller en 1786. Une nouvelle construction est décidée à Bitche et un procès s'engage contre l'abbaye de Sturzelbronn en 1769, afin d'obtenir de la cour de Lorraine la condamnation de l'abbaye aux frais de recoL'église Sainte-Catherine vue depuis le parc du Stadtweiher.nstruction de l'église. Les moines de la puissante abbaye cistercienne de Sturzelbronn ont reçu en 1268 le droit de percevoir les dîmes de Schorbach et ses annexes, mais ont l'obligation de contribuer aux frais de culte. L'abbaye est condamnée en 1773 à contribuer pour une somme de 50 000 livres à la construction de la nouvelle église. 

Pour réduire les dépenses, on construit celle-ci sur l'emplacement de l'ancienne église et on garde l'ancien clocher qui est encore en bon état. Les plans sont de Jean-Baptiste Henrion, « entrepreneur des bâtiments et usines du Roy » et la construction de Jean Eberlé. La bénédiction solennelle a lieu le 23 novembre 1775.La façade de l'église et la statue de sainte Catherine.

Depuis 1802, Bitche est érigée en paroisse et élevée au rang d'archiprêtré. Le clocher de Sainte-Catherine vu depuis la citadelle.L'originalité de la nouvelle église réside dans le fait qu'elle ne possède pas de piliers dans sa nef. La tour-clocher est remplacée en 1897 par l'architecte Ewald Steller, de Haguenau.


Grandes orgues

Il semble que les orgues les plus anciennes de l'église Sainte-Catherine datent du XVIIe siècle et soient attribuées à Ignace Seuffert. En Plan au sol avant les transformations de 1775 (archives paroissiales de Bitche).1830, elles sont rénovées par Moeller qui leur adjoint son style. Elles subissent plusieurs transformations et rénovations depuis cette date. Elles souffrent énormément lors des bombardements de le fin de la Seconde Guerre mondiale et elles doivent être totalement refaites.

C'est le facteur d'orgues Jean-Georges Koenig qui est chargé des travaux de rénovation en 1959. Mais en cette période d'après-guerre, la qualité des matériaux utilisés n'est pas des meilleures si bien qu'au fil des ans, elles se dégradent à nouveau et il faut envisager une nouvelle rénovation totale. C'est en 1990, que la municipalité de Bitche, alors dirigée par maître Joseph Schaefer, propose d'engager les travaux, ce que le conseil de fabrique accepte aussitôt. La rénovation est confiée à Bernard Aubertin, ancien élève du collège St. Augustin et facteur d'orgues à Courtefontaine. Lors de la réfection de 1959, les restes des anciennes orgues ont été purement et simplement jetées aux ordures. Le curé de l'époque a L'intérieur de l'église au début du XXe siècle.cependant réussi à en récupérer la plus grande partie qu'il a stockée sur le grenier de l'église et qui y reste durant un demi-siècle.

Bernard Aubertin déménage ces précieux vestiges jusque dans son prieuré de Courtefontaine où il sépare les éléments des orgues de Seuffert de celles de Moeller. Ces derniers servent à fabriquer des orgues pour le collège St. Augustin, inaugurées par Mgr Raffin, évêque de Metz, le 5 octobre 1995. Les éléments des orgues de Seuffert, les plus anciens, servent de base à la nouvelle construction que l'on peut admirer aujourd'hui dans le fond de l'église. Une nouvelle balustrade à balustres verticaux et étDestruction d'une maison entourant l'église en 1912.roits permet de voir l'œuvre en entier tout en favorisant la propagation du son et la répartition de la chaleur. Les orgues rénovées possèdent donc quarante jeux qui font chanter plus de trois mille tuyaux.

Pour respecter la tradition, les boiseries du buffet sont peintes par Guy Vetter en imitation de marbres aux couleurs qui s'harmonisent avec les autres décorations de l'église. Des dorures du même artiste rehaussent l'éclat de l'ensemble. Enfin, deux anges musiciens surmontent les deux grandes tourelles de pédale en harpe situées à droite et à gauche. Le nouvel instrument possède trois claviers de cinquante-quatrOrdination de l'abbé Albert Klein, le 6 juillet 1947 (coll. de l'abbé A. Klein).e, cinquante-quatre et trente-sept notes, un pédalier de trenL'intérieur de l'église lors de l'ordination sacerdotale de l'abbé Albert Klein, le 6 juillet 1947.te notes, ainsi que des transmissions mécaniques.



Mobilier

L'église possède un autel à la romaine, en chêne peint en blanc et doré qui date du début du XIXe siècle. Provenant de la chapelle de l'ancien hôpital militaire, il est restauré en 1982. L'autel de SainL'élévation Est du projet de Steller pour la tour-clocher (archives paroissiales de Bitche).te Thérèse, peint enElévation Nord du clocher, dans le projet de l'architecte Steller (archives paroissiales de Bitche). blanc et doré, date du début du XIXe siècle. Provenant pour sa part de la morgue, il représente la Vierge Marie, le Christ et le Sacré-Cœur et est restauré en 1982. Les deux lutrins en fer forgé, datent de 1749 et proviennent peut-être de l'ancienne abbaye de Sturzelbronn.

Encastré dans le mur Nord de la nef, un monument est élevé en 1784 à la mémoire du comte Henri-François de Bombelles, aux frais de la ville de Bitche, pour celui qui a gouverné la place de Bitche de 1740 à son décès, en 1760. En forme de tronc de pyramide et en marbre noir, d'une grande sobriété, il est seulement décoré d'un médaillon ovale sur lequel figure en buste et de profil cet ancien maréchal des camps et des armées du Roi. L'ensemble des vitraux est daL'église Sainte-Catherine en 1870, avant les transformations de la fin du siècle.L'ancienne église Sainte-Catherine, durant les dernières années du XIXe siècle précédant les travaux de transformation. 1962 et signé J. Archepel.

L'église possède également un ensemble de trois statues représentant le Calvaire. La Vierge Marie et St. Jean datent des XVIe siècle et XVIIe siècle et se trouvaient dans la chapelle de l'Étang jusqu'en 1981. La statue du Christ en croix, daté du XVIIIe siècle ou du XIXe siècle, se trouvait auparavant dans la chapelle St. Sébastien. Une statue de l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, datant du XVIIIe siècle, est comparable à des statues présentes dans les églises de Siersthal et d'Enchenberg. Une statue de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle fVue intérieure de l'église vers 1930 (photographie conservée au presbytère).igure Sainte Catherine dVue intérieure vers le chœur, avant la guerre de 1939-1945 (d'après une photographie conservée au presbytère).'Alexandrie tandis qu'une autre, représentant St. François d'Assise, date du XVIIIe siècle et provient du couvent des Capucins.


Orfèvrerie

Dépourvu de tout décor, un calice en argent doré, attribué à l'orfèvre Weihinger, date des dernières années du XVIIIe ou du début dLa réception de nouvelles cloches à Noël 1921.u XIXe siècle. Il présente un haut pied circulaire fortement mouluré et une tige faite d'éléments au profil anguleux, assez caractéristique de la production de cet atelier allemand.

Un second calice en argent doré est l'oeuvre de l'orfèvre J.-G. Pick, de Strasbourg, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec sa patène ornée de la Sainte Cène. Il témoigne de la variété et de l'évolution de sa production, si on le compare au décor rocaille du calice de Bettviller daté 1772. Ici l'utilisation de godrons et de canaux sur fond amatti, la présence de fleurons bordant la fausse-coupe, la collerLes grandes orgues de l'église Sainte-Catherine.ette saillante à décor de perles et la forme ovoïde du noeud sont encore des réminiscences de l'orfèvrerie du XVIIe siècle.

D'autres ostensoirs de ce type portant le poinçon de l'orfèvre Weihinger permettent de lui attribuer aussi celui conservé à Bitche. En laiton doré et en argent, il se compose d'un pied rectangulaire à base profilée en doucine portant une haute tige terminée par un bouquet de pampres et d'épis de blé, d'où jaillit la gloire. Jouant sur l'opposition des couleurs des métaux, elle est enrichie d'un décor rocaille mêlé à des chutes de fleurs, l'ensemble étant surmonté par Dieu le Père en buste sur fond de rayons.

Portant les marques poinçonnées « Weihinger le fils » et « Deux-Ponts » sur la bâte du pied, le reliquaire de la Vraie Croix, en laiton doré et en argent, est fortement apparenté à l'ostensoir précédent. Moins élégant dans son allure générale, il est encore dans la tradition du XVIIIe siècle avec ses fleurons ajourés terminant les bras de la croix, les acanthes repoussées à sa base et ciselées sur le pied et le décor rocaille entourant la relique.


Faire un site | Tourisme | Petites annonces | A visiter | Forum Tourisme | Modèle de texte | Infos légales