Du point de vue spirituel, le village de Rimling est tout d'abord succursale de la paroisse de Bettviller jusqu'en 1702, date de son érection en paroisse indépendante de l'archiprêtré de Hornbach, aujourd'hui en proche Allemagne, puis de celui de Volmunster depuis 1802.
Mobilier
Au lendemain de la reconstruction de l'église en 1731, l'ensemble du mobilier est renouvelé, comme dans de nombreuses églises de la région (Gros-Réderching et Rahling par exemple). La chaire à prêcher date des années 1735-1740 et est l'oeuvre de Jean Martesteck. La cuve, ornée de médaillons avec les bustes et les attributs des évangélistes, est rythmée par des pilastres à décor réticulé à fleurettes, qu'on retrouve sur les panneaux de la rampe. La corniche de l'abat-vois, à forts décrochements, a heureusement conservé les plumets placés sur les consoles supportant l'ange de la Résurrection. Une chaire semblable, du même sculpteur, se trouvait dans l'église de Loutzviller avant la Seconde Guerre mondiale.
Le maître-autel, attribué au même sculpteur que la chaire à prêcher, est constitué d'un tombeau droit, d'une exposition tournante galbée en plan sur ses trois faces au-dessus du tabernacle et d'un retable architecturé à peinture, daté 1739. Moins monumental que celui de Rahling, il est caractérisé par un abondant décor floral et végétal, qui occupe tous les espaces laissés libres. Des chutes de fleurs et de feuilles d'acanthe ourlent les courbes et les contrecourbes des ailerons et des pampres s'enroulent autour des colonnes torses du tabernacle tournant, orné sus ses côtés de chutes d'instruments liturgiques. Le fronton, aux rampants profondément incrustés, est amorti par une palmette largement épanouie. Dans la contretable, une peinture sur toile représente le repentir de saint Pierre, figuré agenouillé, les clefs dans la main gauche, devant le coq qui chanta trois fois, à chacun de ses reniements.
Un orgue, œuvre de Willy Meurer, est installé en 1966. L'instrument possède deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, ainsi que des transmissions électro-pneumatiques.
Presbytère
Conservées au presbytère, les statues, en chêne décapé, de la Vierge à l'Enfant et de St. Antoine de Padoue, le plus populaire des saints franciscains après St. François d'Assise, datent des premières décennies du XVIIIe siècle et sont l'oeuvre d'un même sculpteur, qui n'a pas encore pu être identifié. L'Enfant Jésus porté par les deux personnages est de même facture : un long corps, des membres dodus et une tête aux couts cheveux bouclés, toutefois moins réussie dans la statue de St. Antoine. La raideur des ces oeuvres contraste avec l'élégance de la statue de l'Espérance, retrouvée enterrée dans le jardin du presbytère en 1984. Elle est l'une des trois statues de jardin sans doute commandées à son frère, le sculpteur Jean-Claude Mercenier, d'Arlon, par le curé de Rimling et citées dans son testament, rédigé peu de temps avant sa mort en 1774 : « J'abandonne à mon successeur et aux curés suivants les trois figures en pierre, la foi, l'espérance et la charité dans ledit jardin ».
Sculpté dans un bois blanc et recouverte d'une polychromie moderne due au peintre-restaurateur Jaeg, de Strasbourg, le groupe de la Vierge de Pitié date du milieu du XVe siècle et s'apparente aux productions alsaciennes de l'épque, notamment par l'abondance des larges plis cassés du manteau. Le corps rigide du Christ repose sur les genoux de la Vierge et la tête est seulement retenue par sa main droite.