Du point de vue spirituel, la petite ville de Rohrbach-lès-Bitche est jusqu'en 1802 paroisse de l'archiprêtré de Hornbach, aujourd'hui en proche Allemagne. Elle devient ensuite le siège du nouvel archiprêtré de Rohrbach, avec le village voisin de Bining comme succursale jusqu'en 1821. 
Édifice
Reconstruite en 1772 sur des plans de Jean-Baptiste Henrion, « entrepreneur des bâtiments et usines du Roi », l'église, dédiée à St. Rémi, s'apparente à toutes les églises du XVIIIe et des premières décennies du XIXe siècle du Bitscherland. Concernant le choeur, à la charge du curé, un premier projet prévoyait un plan semi-circulaire et une toiture de tuiles plates. « Intentionné de l'embellir », le curé Sturm exigea de l'architecte un choeur « en pans coupés » et une couverture d'ardoise, rendant ainsi l'édifice plus proche de la grande architecture.
Mobilier
C'est au sculpteur Dominique Labroise, de Sarrebourg, que le conseil de fabrique commanda en 1772 les trois autels pour l'église, dont la construction s'achevait. Seuls subsistent les autels latéraux, en chêne repeint et doré. Le devant de l'autel en tombeau droit est décoré d'un riche cartouche sur fond de palmes et de lauriers entrecroisés, avec le monogramme des titulaires des autels. Le retable, très élancé, est encadré
par des colonnes et des pilastres placés en biais, supportant un entablement interrompu par une niche à coquille, abritant une statue moderne de St. Joseph. Le fronton triangulaire, aux rampants en courbes et contrecourbes ponctués de chutes de fleurs, est orné d'une nuée rayonnante avec, à gauche, la colombe eucharistique et, à droite, l'agneau mystique. Leur réalisation plus tardive, mais aussi un talent différent, expliquent l'allure plus élégante de ces autels, par rapport à la production de Jean Martesteck.
Un orgue, œuvre de Willy Meurer, est installé en 1958. L'instrument, qui possède deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, ainsi que des transmissions électro-pneumatiques, est restauré par le facteur en 1976.