Du point de vue spirituel, la paroisse de Sturzelbronn, qui était desservie par les pères cisterciens, dépend tout d'abord de l'archiprêtré de Hornbach, aujourd'hui en proche Allemagne. Elle intègre le nouvel archiprêtré de Bitche lors
de la réforme des circonscriptions ecclésiastiques de 1802.
Édifice
L'église paroissiale, dédiée à Sainte Élisabeth, est l'ancienne chapelle des visiteurs de l'abbaye. Construite en 1764, elle est transformée en église paroissiale lorsque l'abbaye est vendue et l'abbatiale détruite en 1808. Une tour-clocher, hors-œuvre en façade, lui est ensuite adjointe en 1858. Il s'agit d'un édifice de plan allongé, à vaisseau unique, de type église-grange. L'église possède un chevet polygonal et est couverte de tuile plate et d'ardoise.

Mobilier
L'église Sainte-Élisabeth possède une statue de St. Antoine de Padoue, en bois polychrome. Datant du XIXe siècle, elle est conservée sous la tou-clocher. Le maître-autel et les deux autels latéraux avec retables, en calcaire, datent de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle ; ces derniers sont dédiés à la la Très Sainte Vierge Marie à gauche et à St. Joseph à droite. Les fonts baptismaix, en grès taillé, datent de la même époque. Une série de trente-six bancs, en chêne, est installée au XXe siècle.
La chaire à prêcher, en chêne taillé, date du début du XXe siècle et présente les symboles des quatre Saints Évangélistes sur les panneaux de la cuve.
La verrière est installé en 1957 par l'atelier Ott Frères, de Strasbourg. Elle figure des épisodes de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ (Jésus et les marchands du Temple, le Christ et les enfants, le Bon Pasteur, les noces de Cana et la Sainte-Cène), ainsi que l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, le bon St. Louis partant pour la croisade et le miracle des roses de Sainte Germaine de Pibrac. Un orgue, œuvre de l'atelier E.-A. Roethinger, est installé en 1962. L'instrument possède deux claviers de ci
nquante-six notes et un pédalier de trente notes, ainsi que des transmissions électro-pneumatiques.
Un demi-relief en grès rose est encastré dans le mur Nord de la tour-clocher. Représentant un moîne, il semble dater du XVIe siècle. Dans un état moyen de conservation, il présente les angles inférieurs de la pierre cassés, de même que la volute et l'extrémité de la crosse, ainsi qu'un gros éclat sur la partie droite de la tête du religieux. Un bas-relief, dans le même mur, figure des armoiries : un écu couronné chargé de trois cœurs retournés, accosré de deux chiens. D'après Boulangé, qui aurait vu le relief dans le cimetière, l'inscription présente sous le clocher figurait au revers des armoiries.
Tympan
Devant l'église se trouve un tympan roman, provenant sans doute du portail principal de l'ancienne abbatiale et jadis remployé dans la façade de l'ancien bras gauche du transept, transformé en bâtiment agricole, au-dessus du portail latéral. Il est remonté dans le cimetière après 1961, le bâtiment agricole, qui menaçait ruine, ayant été détruit. Le tympan est désormais déposé contre l'église. Taillé dans le grès rose, il présente une riche ornementation sculptée d'inspiration essentiellement géométrique : au centre, une croix à décor de réticulé et de quatre-feuilles s'inscrit dans un cercle, dans les écoinçons, des rosaces, l'ensemble évoquant peut-être le firmament mystique.