Le village de Walschbronn se situe à l'extrémité nord-est du Pays de Bitche et à la frontière allemande, en pays découvert. Dans la vallée du Schwartzbach et sur la route de Volmunster à Pirmasens, le gros village est dominée par la silhouette de la charmante église St. Benoît.
Histoire
Le village est jusqu'à la Révolution à la tête d'une très grande paroisse, regroupant une vingtaine d'annexes, dépendant de l'archiprêtré de Hornbach, aujourd'hui en proche Allemagne.
Depuis 1802, la paroisse est passée dans le nouvel archiprêtré de Volmunster, correspondant au canton, avec ses annexes de Dorst et Waldhouse.
Édifice
L'église, dédiée à St. Benoît de Nursie et devenue insuffisante, est détruite en 1754 et reconstruite en 1785. La tour-clocher hors-œuvre en façade, datée 1754, est conservée à cette époque mais exhaussée aux frais des paroissiens. De même, ils font construire la sacristie, ainsi qu'un ossuaire et mettent en état les murs et les portes du cimetière. Endommagée pendant la seconde guerre mondiale, l'église est restaurée par la suite. Il s'agit d'un édifice à plan allongé à chevet polygonal, de type église-grange, comportant une flèche polygonale.
Mobilier
Les vitraux représentent des épisodes bibliques, tels que la Présentation de Notre-Seigneur, l'Annonciation, la Nativité, l'Assomption de la Très Sainte Vierge, la parabole de la Samaritaine, les noces de Cana, l'agonie du Christ, le mont des Oliviers, l'Ascension, ainsi que les saintes figures de Sainte Bernadette et Sainte Marguerite-Marie Alacoque. Ils sont l'œuvre de l'artiste Bassinot de Nancy et datent du milieu du XXe siècle. L'autel et le retable sont datés R. Jacquemin, architecte à Metz, et datent de 1898. Les fonts baptismaux datent du XVIIIe siècle.
Un orgue, œuvre de l'atelier Haerpfer-Erman, est installé en 1956. L'instrument possède deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, ainsi que des transmissions électro-pneumatiques.
Orfèvrerie
Un très beau calice en argent doré à pied polyolbé, datant du XVIe siècle, nœud aplati orné de boutons saillants interompus et coupe très évasée, est conservé à l'église. Le décor ciselé, représentant des fenestrages gothiques et des quatrefeuilles, se limite au nœud et à la tige. Sur le bord du pied, une inscription énigmatique porte le nom du frère Henri Mosheim et la date 1054, peut-être une invesion des chiffres pour 1504.