Le majestueux édifice, surplombant le centre-ville, se situe en plein cœur de la cité bitchoise, à proximité de l'église paroissiale Sainte-Catherine et de la porte de Strasbourg. 

Histoire
De nombreux hôtels de ville se succèdent, sans qu'on connaisse toujours avec exactitude leur localisation. La maison communale citée en 162
0 est remplacée vers 1680 par un petit hôtel de ville construit à l'époque des fortifications de Vauban. Devenu trop exigu et tombant en ruine, il est remplacé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par un nouveau bâtiment situé à l'est de l'église, abritant en même temps la halle à grains, le tribunal et les prisons.
Durant les troubles de la période révolutionnaire, l'ancien réfectoire du collège des Pères Augustins sert de salle de réunion au conseil municipal. De la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1967, les services municipaux se réuniront dans l'ancien hôpital militaire Rocca, désaffecté en 1939. A cette date, ils s'installent définitivement rue du Maréchal Foch, dans une vaste demeure jusque là occupée par une école.
Un monument est érigé en automne
1888 à l'empereur Guillaume Ier sur la place à côté de l'église catholique, là où se trouvait l'ancienne mairie, détruite en 1870.
Edifice
L'actuelle mairie est une maison bourgeoise, construite dans le quatrième quart du XVIIIe siècle, tout comme l'église voisine. Cette
construction imposante, dégagée des maisons qui l'entouraient jadis, plusieurs fois judicieusement restaurée, constitue une vitrine avantageuse pour la cité. L'avant-corps est ajouté à la fin du XIXe siècle, pendant l'occupation allemande, à l'époque où elle est occupée par le tribunal cantonal.
Le bâtiment subit des transformations importantes dans les années 1950 : élargissement de l'avant-corps central, doté à cette époque d'un fronton, et modification des baies.
En grès, il s'agit actuellement d'un édifice avec toit à longs pans brisés et recouverts de tuiles plates. Il possède quatre niveaux d'élévation, le premier étant percé d'arcades. Sur les façades latérales, les balcons à garde-corps en ferronnerie restent dans la tradition du XVIIIe siècle.