En plein cœur du pays couvert, au milieu de vastes et vertes forêts du Bitscherland, le grand village verrier de Soucht s'étend dans la vallée profonde, occupant tout l'espace profitable dans les petits vallons alentours. La Pauluskapelle se
situé non loin de la confluence des vallées de Münzthal et de Meisenthal.
Histoire
La chapelle est située sur le ban d'un village déjà disparu avant la guerre des Rustauds en 1525, Eidenheim. Une petite chapelle datant du XVIIIe siècle rapelle cette localité, à proximité du moulin Stockhofermühle ou Heidenheimermühle. La
Pauluskapelle est discrète, sans prétention. Marcus, dans « Les verreries du Comté de Bitche », la décrit comme « une petite chapelle moderne, sans aucun caractère architectural » et, comme telle, elle faillit disparaître engloutie par la végétation épaisse qui reprenait ses droits.
Un bloc monolithique de grès rose se dresse devant son entrée. De forme prismatique et à base octogonale, il porte au milieu une excavation hémisphérique de soixante-cinq centimètres de diamètre, dont les bords sont frustes. La tradition rapporte qu'il s'agirait du bassin des fonts baptismaux de l'ancienne église d'Eidenheim.
On ne dispose d'aucun document concernant la Pauluskapelle, située sur le ban de Soucht et sur la propriété du Groupement forestie
r de St. Louis-lès-Bitche. Une date gravée dans la pierre d'autel indique 1866 comme année de construction de celui-ci, donc avant l'annexion de 1870, ce qui est confirmé par l'inscription en français des noms des quatorze Saints Auxiliaires.
Édifice
La petite chapelle St. Paul, appelée localement Pauluskapelle
, est probablement érigée au cours XVIIIe siècle. Il s'agit d'un édifice à vaisseau unique de plan allongé en grès et moellon. Le toit est à longs pans, recouvert de tuiles plates.
Mobilier
Rénovée et entretenue régulièrement, la petite chapelle renferme de très beaux vitraux figurant la vie de St. Paul, ainsi que des statuettes en terre cuite, figurant les quatorze Saints Auxiliaires. L'agréable chemin forestier des
Hergötte conduit à la chapelle. 
Croix de chemin
Une croix de chemin en grès sculpté est élevée en 1826, date portée par le socle, et adossée à la façade principale de la chapelle, à droite de la porte. Elle est érigée par Christian Stockhober et son épouse Odile Undreiner. Le socle est droit, le fût-stèle galbé en plan et le croisillon
en croix latine. Elle représente le Christ en Croix, ainsi que les symboles funéraires de la tête de mort et du tibia. Le socle porte l'inscription suivante : « Errichtet zur Ehre Gottes von Christian Stockhober un seiner ehe Frau Odilia Undereiner 1826 ». Le fût est orné de la figure de St. Jean Népomucène ; cette iconographie, habituellement liée à l'eau, s'explique peut-être ici par la proximité de Montbronn, où ce saint était particulièrement vénéré.
A gauche de la porte d'entrée se trouve une croix de chemin plus petite, qui est érigée après la seconde guerre mondiale, en remerciement pour le retour de deux frères partis
au front. 
Paulusmühle
Entre Montbronn et Soucht, le ruisseau de St. Louis, affluent de l'Eichel, a longtemps fait tourner des moulins à farine. Le Paulusmühle, construite en 1793 à quelques dizaines de mètres au-dessous de la chapelle, regroupe plusieurs bâtiments autour d'une cour. Sur la rive droite du bief, le logis avec la salle des machines au rez-de-chaussée est un bâtiment à toit brisé à croupes couvert de tuiles plates. La façade exposée à la pluie, à l'Ouest, a conservé sa protection de bardeaux, les Schindeln. La partie agricole, à droite, est précédée d'un auvent destiné à abriter la grange, l'étable et l'écurie. Sur la rive gauche, un long bâtiment a été ajouté en 1895 pour y installer une scierie. Abandonné, le moulin a cessé de tourner depuis de longues années maintenant.