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Aux sources de la Bickenalb et en pays découvert, le village-rue de Petit-Réderching est situé sur une voie ancienne, la Kœnigstrasse (la route royale).
Écarts et lieux-dits
- Horspiegelhof, dans la descente vers la Frohmühl.
- Les collines du Selberg et du Sinnersberg.
- Judenhof, la ferme des Juifs, en bordure du Judenwald (le bois des Juifs).
- Les champs du Bergwiese, Hollerswiese, Kleinwiese, Schlofwiese et du Sprenzfeld.
- Frohmühl, hameau partagé avec la commune voisine de Siersthal.
- La source du Rennbronn et le ruisseau du Trubach.
- L'écart de Meyerhof s'est développé dans la seconde moitié du XIXe siècle, le long de la route de Sarreguemines à Bitche construite de 1722 à 1724.
- Les forêts de Derviller Wald, Forst et Nidecker Wald.
- La vallée du Lohthal et la Ziegelhütte (la tuilerie).
- Holzschlag, Lehn, Lose, Mislingen et Trift.
- Galgenberg (le mont de la potence), rappelant sans doute le lieu où étaient exécutés les condamnés.

Histoire
Plusieurs villas gallo-romaines sont découvertes sur le ban du village, mentionné en 1575 sous la forme Riderchingen, du nom d'homme germanique Roderich, avec le substantif Klein (Petit-) pour le différencier de Gros-Réderching. Le village apparaît dans la seconde moitié du XVIe siècle en liaison avec l'implantation de verreries. Son véritable essor, cependant, date de la période qui suit la guerre de Trente Ans avec la mise en culture des essartages verriers et le regroupement des bans de plusieurs villages disparus.
Du point de vue administratif, le village fait partie du canton de Rohrbach depuis 1790, même si en 1801 et 1802, il est placé dans celui de Volmunster.
Cultes
Du point de vue du spirituel, le village de Petit-Réderching est succursale de Bettviller dans l'archiprêtré de Hornbach jusqu'en 1802. Il passe ensuite dans celui de Rohrbach avant d'être érigé en paroisse en 1804.
L'église paroissiale, dédiée à l'Exaltation de la Sainte-Croix, est construite en 1829 par le curé Jeko aux frais des paroissiens pour remplacer une chapelle trop petite et malsaine. Un orgue, œuvre de l'atelier Haerpfer-Erma n, est installé en 1960. L'instrument possède deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, ainsi que des transmissions électro-pneumatiques.
Lieux et monuments
L'église, dédiée à l'Exaltation de la Sainte-Croix, date de 1829.
La casemate de la Ligne Maginot.
Un calvaire monumental érigé au carrefour de la route de Bettviller et de la rue Sainte-Croix, qui doit sa curieuse allure disproportionnée à l'absence de fût. Érigé en 1779 aux frais des époux Jakob Schuck et Anna Faber, il est formé d'un socle fait e deux consoles affrontées encadrant un cartouche de laurier, supportant les statues en ronde bosse, un peu hiératiques et naïvement scuptées, de la Sainte Vierge et de St. Jean. Une haute croix se dresse entre eux, représentant les trois personnes de la Trinité : le Christ en croix, la colombe du Saint-Esprit sortant d'une nuée et Dieu le Père bénissant, placé en amortissement du montant. Sculpté dans le grès, le calvaire est entièrement polychrome, comme très souvent dans le Pays de Bitche, et l'inscription gravée à la base de la croix rappelle les souffrances du Christ, plus grandes que celles du passant : « O ihr alle die den Weg vorüber gehet, mercket doch und sehet ob ihrgens ein Schmertz gleicht meinem Schmertz ». |