Reyersviller

 

Avec ses maisons dispersées en ordre lâche, le petit village de Reyersviller s'étire dans la longue et verdoyante vallée du Schwangerbach, en plein cœur du pays couvert, à deux kilomètres au sud-ouest de la ville de Bitche.La nouvelle église St. Bernard.


Écarts et lieux-dits

  • Balschbach, Berg et Hochscheid.
  • Kirscheidt, où est élevée une croix de chemin en 1799.
  • Le plateau de St. Hubert et la croix de chemin qui y est élevée au début du XIXe siècle.
  • Schimberg, où est érigée une croix monumentale dominant toute la vallée.
  • Obermatt, Schœnberg, Spitzberg, Steinkopf et Trischthalt. 
  • Schwangerbach, situé sur la route Le village de Reyersviller et l'ancienne église St. Bernard avant la dernière guerre mondiale.de Lemberg. 
  • Le chêne des Suédois, sur la route de Siersthal, arbre aux branches duquel les mercenaires de l'armée suédoise auraient pendu tous les habitants du village disparu de Kirscheidt en 1633 et 1634, durant la guerre de Trente Ans, parce que ceux-ci refusaient de révéler l'emplacement d'un trésor. Pouvant être âgé de 700 à 800 ans, l'arbre vénérable mesure plus de 33 mètres de haut pour pas moins de 7,10 mètres de circonférence.

HistoireLe chêne des Suédois, sur la route de Siersthal.

Le village de Reyersviller est mentionné pour la première fois en 1577, sous la forme Reihersweiler, du nom d'homme germanique Rager et du substantif vilare, weyler, le village. Reyersviller est donnée en gage en 1275 par le duc Ferry III de Lorraine, à Henri de Fleckenstein, dont l'un des descendants, Balthazar, vendra en 1527 ses possessions dans ce lieu au comte Jacques de Deux-Ponts-Bitche. Le chêne des Suédois, sur la route menant à Siersthal, rapelle combien le pays et ses habitants ont été éprouvés, durant la guerre de Trente Ans. C'est à ses branches que l'armée suédoise en effet pendait les prisonniers.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la commune est évacuée le 1er septembre 1939 à Ars, en Charente. BoLe village avant 1945, depuis la route de Siersthal.mbardée de décembre 1944 à mars 1945, l'agglomération subit des pertes considérables et l'église St. Bernard est détruite.


Cultes

Du point de vue spirituel, le village est succursale de la paroisse de Schorbach jusqu'en 1802, puis de celle de Bitche jusqu'en 1863, date de son érection en paroisse de l'archiprêtré de Bitche. C'La mairie et la salle socio-culturelle, au centre du village.est de cette année-là que date la construction de l'église paroissiale, dans le style néogothique. Elle est dédiée à St. Bernard de Clairvaux, fondateur de la proche et influente abbaye cistercienne de Sturzelbronn. Détruite durant les bombardements de décembre 1944 à mars 1945, elle est reconstruite de 1956 à 1959, sous l'impulsion du chanoine Joseph Nullans. La nouvelle église contient une magnifique statue de l'Assomption de la Très Sainte Vierge, en tilleul polychrome et doré du XVIIIe siècle.


Le village avant 1945 et, au premier plan, l'église néogothique St. Bernard et le presbytère.Lieux et monuments

  • L'église paroissiale St. Bernard, construite en 1863 dans le style néogothique, est détruite en 1945 puis reconstruite en 1956. Elle renferme une statue de l'Assomption de la Sainte Vierge, en tilleul polychrome et doré du XVIIIe siècle. 
  • Le chêne des Suédois se situe en bordure de la route qui mène vers Siersthal. A proximité se situe uUne rue du village bombardé, en 1945 (d'après un album de M. Pierron, " Arrondissement de Sarreguemines. Secteur de reconstruction ").n calvaire assez intéressant, érigé durant la première moitié du XIXe siècle et restauré en 1901. En grès sculpté, il représente en effet le Christ en croix, ainsi qu'Adam et Eve, personnages peu fréquents sur ce genre de calvaire rural. On y découvre également un ange, un crâne, un tibia et un serpent.   
  • Le chemin de croix contemporain, en pierre, verre et bois, est installé le long d'un parcours pédestre dans la forêt du village. Il se termine au niveau de la croix du Schimberg, dominant le village.  Le monument aux morts contemporain.
  • Les calvaires et croix de chemin parsemant l'ensemble du ban communal.
  • Deux croix de chemin s'élèvent sur le plateau de St. Hubert. La première est érigée en 1801 ou 1802, la lecture du dernier chiffre étant incertaine. Elle représente le Christ en croix, St. Nicolas et probablement Sainte Anne, un ange, des coeurs et un serpent enroulé autour de la croix. Elle est à comparer avec la croix du proche cimetière de Lengelsheim, figurant la même croix semée de coeurs, autour de laquelle s'enroule un serpent semblable sculpté sur le fût-stèle. Elle est sans aucun doute à attribuer au même sculpteur. La seconde croix, plus ancienne, date de 1774 et est élevée aux frais de Peter et Barbara Frolig. Restaurée en 1984, elle représente la Sainte Vierge et le monogramme sculpté du Christ, IHS. Le village en ruines en 1945 (d'après un album de M. Pierron, " Les ruines qui parlent dans l'arrondissement de Sarreguemines ").
  • L'ancien bunker de la Ligne Maginot, le long de la voie militaire.
  • Un calvaire est élevé en 1888 par le sculpteur Demmerle, installé à Hoelling, aux frais de Georg Frohlig. En grès sculpté, il représente le Christ en croix et la Vierge de Pitié, ainsi qu'un amas de pierres et un tronc d'arbre. La croix est sculptée à l'imitation de la nature.  
  • Le site botanique, en bordure de la route de Lemberg : pelouse abritant deux botrycles : le botrycle lunaire et le botrycle à feuilles matricaires. 
Le village et l'église St. Bernard en 1945 (d'après un album de M. Pierron, " Arrondissement de Sarreguemines. Secteur de reconstruction ").

Armoiries

Les armes de la commune de Reyersviller sont  « parti d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent, et fascé de sinople et d'argent ». 

Il s'agit à dextre des armes des ducs de Lorraine, seigneurs de Reyersviller en tant que comtes de Bitche, et à senestre les armes de la famille de Fleckenstein, à laquelle les ducs de Lorraine ont remis en gage la seigneurie au Moyen Âge.


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