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En pays découvert, le village de Rimling (Rimlingen en allemand) s'est développé au pied de la côte du Muschelkalk, à proxmité des sources de ruisselets qui se jettent dans la Bickenalb.
Écarts et lieux-dits
- Almeck, Auf der Klamm, Bruehl, Buchenbusch, Eppinger Feld, Grossloch, Im Rod et Kapellenhuebel.
- Imwiese est un lieu-dit situé au sud-est du village, où se situe une croix monumentale assez originale, datant de 1761.
- Les collines de Hubstenberg, Kopf, Letzberg et Schlossberg.
- La ferme de Schoenhof, dite aussi de Moranville, est située à l'ouest du village. Elle est érigée en fief en 1727 en faveur du très riche Jean-Frédéric Dithmar de Moranville.
- Kleinwald, Knopf, Kohlhecke, Les Trois Tas de Pierres, Missel, Putzen, Salzbruecke, Schliessen et Wuestloch.
- Les prairies de Ochsenwiese, Rotwiese, Seilwiese (au XVIIIe siècle Sellwiess), Steinwiese, Waldwiese et Werschingerwiese.
Histoire
Sur son territoire, le plus riche du Bitscherland en vestiges archéologiques, sont découverts des sites du Néolithique, des tumuli du premier âge du fer, une douzaine de sites gallo-romains et une nécropole mérovingienne. Mentionné au VIIIe siècle sous la forme Remilingas et en 855 sous la forme Rymelingen, du nom d'homme germanique Rimilo et du suffixe -ing, ce vieux village est issu d'une villa royale carolingienne. On le retrouve sous Rymelingen en 865, Rimilinga en 954, Rymmelingen en 1352 et Runlingen en 1465. Le village devient Remlingen en 1541, Rimlinga en 1544, Rumelingen en 1594, puis Rumeling en 1606, Ramelinges en 1611, et enfin Rumblingen en 1624. Il est appelé Rimblingen en 1755, Remblinge, puis Rimbling en 1756, Rumlingen en 1779, Rimblingen au XVIIIe siècle, et Rimlingen puis enfin Rimling. Le village est nommé Rimlingen durant l'annexion allemande de 1871, puis francisé en Rimling lors du retour à la France de 1918, avant d'être à nouveau appelé Rimlingen à partir du 2 août 1940, et Rimling à la Libération en 1944.
Au XIe siècle, les ducs de Lorraine y construisent un château à motte au lieu-dit le Schlossberg, sans doute pour surveiller les routes commerciales qui se croisent à Rimling. Il s'agit de deux voies antiques : la route du sel de Marsal vers Zweibrücken et les pays rhénans, et la lompartische Strasse, conduisant de la Lombardie vers la Flandre, en passant par Strasbourg, Sarreguemines et Sarrebrück. A la même époque et au siècle suivant, les évêques de Metz y frappent monnaie, pour affirmer leur souveraineté sur la localité, tandis qu'au XIVe siècle, les comtes de Zweibrücken, auxquels la seigneurie de Bitche est échue en fief depuis la fin du XIIIe siècle, y établissent un péage, compte tenu de l'intérêt stratégique de lieu.
Du point de vue administratif, la commune fait partie du canton de Volmunster depuis 1790. Le village est presque totalement détruit en janvier 1945.
Cultes
Du point de vue spirituel, le village de Rimling est succursale de la paroisse de Bettviller jusqu'en 1702, date de son érection en paroisse indépendante de l'archiprêtré de Hornbach, avant de passer dans celui de Volmunster en 1802. L'église paroissiale, dédiée à St. Pierre, est reconstruite en 1731.
Lieux et monuments
- L'église St. Pierre est reconstruite en 1731. Son maître-autel et sa chaire à prêcher, datant du XVIIIe siècle, sont particulièrement remarquables.
Au lieu-dit Imwiese, au sud-est du village, une croix monumentale est dressée en 1761 pour les époux Martin et Magdalena Schaeffer. De plan légèrement galbé, le fût-stèle est creusé à la face d'une niche à coquille dans laquelle figure en bas-relief une Vierge de Pitié, percée des sept glaives, qui évoquent les sept douleurs qu'elle a subies au cours de sa vie. A l'origine de ces deux thèmes associés dans la même sculpture, s'ajoute la présence de niches superposées sur les faces latérales, dans lesquelles sont figurés St. Pierre et St. Martin, Sainte Madeleine et Sainte Elisabeth, les patrons des donateurs et de leurs proches. Seule une croix située entre Lambach et Enchenberg, au lieu-dit Wisskritz, présente cette même particularité, mais il s'agit dans ce cas des patrons de tous les enfants des commanditaires.
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