Situé en pays découvert, au carrefour de la route de Bitche à Sarreguemines et de la route de l'Alsace, le bourg de Rohrbach-lès-Bitche a profité de la présence de la voie ferrée de Sarrebrück à Strasbourg pour se développer.
Écarts et lieux-dits
- Auf dem Potsch, Auf Gebels Wurst, Gross Ling, In Bersterch, Kajel, Kalkofen, Kingen, Kirschenbruehl, Klein Ling et Marschtersch.
- Les prairies de Breitwiese, de Dorfwiese, de Hammelswiese, de Hunstwiese, de Neuwiese et de Ober Quellwiese.
- Les champs de Almecks Feld et de Langen Feld.
- Les collines d'Elsenberg, de
Guckenberg, de Michelskopf, de Michelthalerberg, de Rimersberg et de Totenberg.
- Oben am Dorfbrunnen, Oben am Fatter Brunnen, Olferdinger Thal, Pouhl neben dem Weg et Stoeckwald.
- Les moulins de Luxenmühle, Mathis Mühle et Felsenmühle.
Histoire
Le village est mentionné en 1150 sous la forme Rorback, le ruisseau aux roseaux, puis sous Brucherbach, Bruchrorbach en 1179
et Roreback en 1197. On le retrouve en 1425 sous Rornbach, Rornbach, Rombach, Rorebach en 1544, puis Rorbach en 1594 et Rhorbach en 1779. Il devient Rohr-Bach en 1918 et enfin Rohrbach-lès-Bitche le 4 juin 1930, Rohrbach le 2 août 1940 et Rohrbach-lès-Bitche en 1944. Le village devient chef-lieu cantonal en 1790, avec justice de paix, tribunal, brigade de gendarmerie, garde forestier et recette des impôts et des contributions.
L'activité économique de Rohrbach est en partie liée, au XIXe et au début du XXe siècles, aux ressources du sous-sol, notamment à l'exploitation des carrières de gypse et de pierre à chaux transformés localement en plâtre et en chaux, et à celle des carrières de pierre à bâtir. D'autres activités se sont aussi développées (tei
nturerie, tannerie, fabrication de chapeaux de paille et de couronnes mortuaires en perles, ateliers de matériel agricole, entreprises de travaux publics), dont certaines ont subsisté jusqu'à nos jours.
Endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, la localité conserve peu de témoignages de son patrimoine artistique, si l'on excepte l'église et son mobilier et de nombreuses croix de chemin dispersées sur son ban.
Cultes
Du point de vue spirituel, le village est paroisse de l'archiprêtré de Hornbach jusqu'en 1802, devenant ensuite le siège de l'archiprêtré de Rohrbach, avec Bining comme succursale jusqu'en 1821. Reconstruite en 1772, l'église est dédiée à St. Rémi et s'apparente à toutes les églises du XVIIIe et des premières décennies du XIXe siècle du Bitscherland.
Lieux et monuments
- l'église St. Rémi est reconstruite en 1772.
- l'ouvrage fortifié de fort Casso, maillon de la ligne Maginot.
A mi-chemin entre les villages de Rohrbach et d'Enchenberg, isolé en bordure de forêt sur le Münzbach, le moulin de la Felsenmühle, qui a porté successivement les noms de Kirschbach et de Schmeltzenmühle, dépendant autrefois de la cense de Guisberg, propriété de la très ancienne et influente abbaye cistercienne de Sturzelbronn. Reconstruit ou seulement peut-être restauré en 1802, il se présente comme un bâtiment de plan proche du c
arré, couvert d'un toit de tuiles plates à longs pans. La façade principale à quatre nivea
ux e'ouvertures à linteau délardé en arc segmentaire, s'impose par sa symétrie et par l'harmonie qui s'établit entre les pleins et les vides.
Au 16, rue de la Libération, une vaste ferme, datée 1792 sur le linteau de la porte piétonne, est composé d'un logis très développé, plus important que l'exploitation agricole. La porte piétonne au chambranle mouluré à décrochements constitue l'axe de symétrie de l'élévation ordonnancée, ce qui est tout à fait exceptionnel dans l'habitat rural de la région. La porte charretière, couverte d'un arc en anse de panier, porte la date 1846, qui correspond peut-être à une restauration partielle.