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Le village de Schweyen se situe en pays découvert, sur la route de Bitche à Deux-Ponts. Le village, reconstruit après la Seconde Guerre mondiale, s'étend de façon linéaire en direction de l'Allemagne, la frontière se trouvant à mille cinq-cent mètres seulement au nord.
Les maisons, restaurées ou rebâties, sont groupées le long de l'unique rue, dans un désordre apparent, mais la reconstruction a respecté les volumes et les matériaux originels du bâti.
Écarts et lieux-dits
- Auf der Acht, Berweiler, Geissbihl, Hinter Scheid, Honau, Hundsklamm, Im Kehr, Im Krampen, Kirchhoehl, Kurze Ohnengen et le moulin de Schweyen.
- Les bois du Kassholz (Oben am Kassholz et Vor dem Kassholz) et du Scheidwald.
- Der Grosse Wald, sur la route de Rolbing, où se trouve la croix et la chapelle des Saints ou Heiligenhäusel.
- La source du Teufelsbrunnen.
- Le Gross Birk et le Klein Birk, Mannsboden, Oben am Busch, Truschener Hang et le Windhof.
- Les collines du Hasenberg, du Kreuzberg, du Rolberg et du Scheidberg.
- Les prairies du Hetschwies et du Loch Wies.

Histoire
Des tumuli et plusieurs habitats gallo-romains témoignent de l'ancienneté de ce site, mentionné en 1322 sous la forme Schweien, du vieil allemand Schweiga, le troupeau de bovins. On le retrouve en 1331 sous Swigneyo, Schweyen en 1355, Le gagnage de Schweigen en 1594 et Schwyen en 1751. Il deviendra Schweigen en 1755, puis Schuveijen, Schuvezing en 1756, Schweyen, Schueyen en 1771 et enfin Schweyen au XVIIIe siècle. De ce passé, le village a conservé sa vocation essentiellement agricole. Fief des Lichtenberg depuis le XIVe siècle, la Réforme protestante est introduite dans le village de 1569 à 1599. Il est l'objet de vives contestations entre les descendants de cette famille et le duc de Lorraine aux XVe siècle et XVIe siècle et il faut attendre le traité de 1606 pour qu'il fasse retour à la Lorraine.
Du point de vue administratif, le village est une commune de l'éphémère canton de Breidenbach de 1790 à 1801 puis est devenu annexe de Loutzviller dans celui de Volmunster. Depuis 1886, il est commune indépendante.
Cultes
Du point de vue spirituel, le village de Schweyen est sucursale de la paroisse de Loutzviller jusqu'en 1899, date à laquelle le village est érigé en paroisse de l'archiprêtré de Volmunster. L'église St. Wendelin est édifiée en 1776 et agrandie en 1842, tandis qu'une tour-clocher est ajoutée en 1823. Exhaussée après la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui confère une silhouette un peu grêle, elle s'ouvre par un portail en plein cintre.
Lieux et monuments
- L'église paroissiale St. Wendelin est édifiée en 1776 et agrandie en 1842.
- les calvaires et croix monumentales parsemant le ban communal.
- la croix de chemin et la chapelle des Saints ou Heiligenhäeusel, sur la route de Rolbing, qui date probablement du XVIIIe siècle.
- Une croix de chemin est élevée sur le chemin du Teuffelsberg en souvenir de Fridrich Schefer, victime d'un meurtrier à cet emplacement, dans la première décennie du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une croix à fût droit à niche, avec croisillon en croix latine et socle droit, figurant le Christ en croix et une fleur dans un cartouche.

Une croix monumentale en grès sculpté est érigée en face du cimetière. Il s'agit d'une croix d'accident, élevée durant la première moitié du XIXe siècle aux frais de Catharina Bikard, à l'emplacement où son père décéda ; elle était située autrefois au bord du chemin Johannespfad. La croix, à fût-stèle droit et croisillon en croix latine, représente le Christ en croix, un personnage ailé (un ange ou St. Michel), ainsi que la Sainte Vierge et St. Jean. Les vestiges d'une seconde croix sont situés à l'angle des rues de l'Ecole et du Moulin. Le socle droit, datant de la première moitié du XIXe siècle, figure St. Wendelin.
Une troisième croix monumentale, élevée en 1768 aux frais de Fridrich Hauck et Jacob Fabing, se trouve dans le prolongement de la rue de l'Ecole. Il s'agit d'une croix à fût droit avec croisillon en croix latine, représentant le Christ en croix, la Vierge des Sept-Douleurs, ainsi que des symboles macabres, tels que le crâne et les tibias. Les vestiges d'une quatrième et dernière croix se situent rue du Windhof, figurant la Sainte Vierge. On peut voir un élément de fût droit d'une croix monumentale avec niche datant sans doute du milieu du XVIIIe siècle, se trouvant avant la guerre rue du Moulin.
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