|
|
Le gros village de Volmunster (en allemand Wolmünster) et ses annexes se situent dans la verdoyante vallée de la Schwalb, en plein cœur du pays découvert et à proximité de la frontière allemande. 
Écarts et lieux-dits
- Eschviller et son moulin, annexe depuis 1813, de même que Weiskirch.
- Les collines de Altzberg, Hartzberg, Im gelben Berg, Kieselberg, Koepfchen (au XVIIIe siècle Köppelberg), Lengelsheimerberg, Muehlenberg, Pitschesberg, Rebberg et Sesserlingberg.
- Les champs de Bergacker, Buchfeld et Krummacker.
- Aebtissin Buesch, Almeck, Bolmen, Bildergarten (l'enclos aux images), Eppinger Weg, Erdenboesch, Forst, Frimsloch, Haepelt, Hiessie, Hoelzchenwald (au XVIIIe siècle Holtzerwald), Holzkupp et Kantzler.
- Le ruisseau du Nesselbach et l'éta
ng du Graetweiher.
- Kleine Hoehe, l’Altz, Lohr, Nussboesch, Oben an der Schmied, le moulin de l'Oligmuehle, Oberst Pertersloch, Rolstein, Roten Bueh, Ruffel, Sang, Sauerheck, Schlehehecke, Steinbruecke, Weckelter et Zaumen Baeume.
Histoire
Le village a un passé ancien, comme en témoignent plusieurs sites gallo-romains découverts sur son ban. Le village est mentionné pour la première fois au XIe siècle sous la forme Wilmonstre, qui évoluera en Wilmunster, du nom d'homme germanique Willo et du substantif Munster, le monastère. On le retrouve en 1150 sous Valmunster, Walimnister, Walmnister, puis Walmunster en 1544 et Wolmunster en 1681. Il deviendra Wolminster en 1771, Volmunster de Bitche en 1779, Wolmunster, puis Wolmünster sous l'annexion allemande en 1871. Rebaptisé Wolmunster lors du retour à la France en 1918, puis Wolmünster le 2 août 1940 et enfin Volmunster en 1944.
Pendant quelques années, le village possède une fabrique d'alun, de couperose, de rouge de Prusse et de vitriol de Salzbourg, créée en 1822 par monsieur Bouvier du Molart, à partir de mines locales. Quant à ses carrières de plâtre, elles sont alors les plus réputées de la région pour la construction de plafonds.
Cultes
Au point de vue spirituel, le village est jusqu'à la Révolution à la tête d'une vaste paroisse de l'archiprêtré de Hornbach, avec sept succursales. Il est ensuite érigé en chef-lieu d'archiprêtré en 1802 avec Eschviller, Weiskirch, Nousseviller et Dollenbach comme annexes. L'église paroissiale St. Pierre, reconstruite plusieurs fois au cours du XIXe siècle, est entièrement reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.
Lieux et monuments
Un relief sculpté, posé dans l'oratoire situé au lieu-dit Bildergarten (l'enclos aux images), rue de Bitche, date de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle. Reprenant le double thème de la Vierge de Pitié et de la Vierge des sept douleurs rassemblés dans une même figure, comme sur les croix de Rimling (Imwiese) ou de Rohrbach (rue de la Libération), il l'associe à la représentation des cinq plaies du Christ. Une longue inscription d'inspiration poétique rédigée en allemand témoigne de la foi populaire dans la région. Elle invite à vénérer les Saintes Plaies du Christ, à participer aux souffrances de la Sainte Vierge et à se repentir. L'oratoire en grès est construit sans doute à la même époque que l'autel et le relief qu'il abrite. Très endommagé pendant la guerre de 1939-1945, il est reconstruit par la suite.
Un château est construit pour la famille Seeholtz dans l'actuelle rue de Sarreguemines, sans doute durant la première moitié du XVIIIe siècle, puisqu'il figure sur l'Atlas topographique du comté de Bitche de 1758. Il s'agit d'un édifice en grès et moellon, avec un étage de plan carré. Il est recouvert d'un oit à longs pans avec croupe, de tuiles plates.
|